
Installer du PV sur un toit existant ? La première question ne devrait pas concerner les panneaux, mais le toit lui-même. Des recherches montrent que le risque d’inflammation peut augmenter, mais la propagation du feu dépend de la composition du toit, en particulier de l’isolation. Voici une méthode structurée pour évaluer correctement le risque d’incendie lié au PV.
La recherche et les essais à grande échelle montrent un schéma cohérent : Les systèmes photovoltaïques augmentent la probabilité d’allumage. La composition de la toiture détermine les conséquences de l’incendie. Le type de membrane joue un rôle, mais la couche d’isolation est souvent décisive pour déterminer jusqu’où et à quelle vitesse le feu se propage sur un toit. Lorsque l’isolation est combustible, les conséquences d’un incendie lié au photovoltaïque peuvent augmenter considérablement.
C’est pourquoi la première étape de toute évaluation photovoltaïque doit consister à comprendre la composition de la toiture existante.

Commencez par déterminer :
Type de support de toiture (acier, béton, bois)
Type d'isolation (PIR, EPS, laine minérale, etc.)
Type de membrane (PVC, TPO, bitume, etc.)
Épaisseur et méthode de fixation
Si l'isolation est incombustible, le profil de risque est fondamentalement différent de celui d'une isolation combustible.
Si la couche d'isolation est incombustible et que l'ensemble respecte les normes de sécurité incendie reconnues, la toiture peut déjà être adaptée au PV du point de vue de la propagation du feu.
Si l'isolation est combustible, une évaluation supplémentaire est nécessaire.
C'est là que le schéma de décision devient crucial.
Si la composition exacte de la toiture a été testée au niveau du système avec des PV installés, en utilisant des méthodes d'essai incendie à grande échelle reconnues, ces données peuvent guider la décision.
Si aucun test de ce type n'existe, les hypothèses basées sur les classifications individuelles des produits ne suffisent pas.
Le comportement au feu sous PV est un problème d'interaction du système, pas une question de produit individuel.
Si :
L'isolation est combustible
Aucun test validé au niveau du système n'existe
Le bâtiment présente une exposition à haut risque
Les assureurs exigent une protection supplémentaire
Alors une couche de séparation incombustible entre l'isolation et la membrane doit être envisagée.
Cela peut inclure une plaque de recouvrement incombustible conçue pour limiter la pénétration verticale des flammes et réduire la propagation du feu sous les modules PV.
Dans de nombreux bâtiments industriels et logistiques, les assureurs exigent de plus en plus :
Des toitures démontrées comme résistantes au feu
Systèmes PV approuvés FM 4478
Séparation claire entre l'isolation combustible et les sources d'inflammation PV
Le schéma de décision est donc non seulement technique, mais aussi financier et dicté par l'assurabilité.
Lors de l'évaluation d'une toiture pour le PV, posez deux questions distinctes :
Quelle est la probabilité d'une inflammation ?
En cas d'inflammation, jusqu'où le feu peut-il se propager ?
L'inflammation dépend de la qualité de l'installation et de la conception électrique. La propagation du feu dépend de la composition de la toiture et du comportement des matériaux. Une stratégie PV robuste traite les deux aspects.
Cette approche est particulièrement pertinente pour :
Bâtiments avec isolation combustible
Entrepôts et centres logistiques
Bâtiments à forte valeur assurée
Projets où les assureurs sont impliqués dès le début
En cas d'incertitude sur la performance au feu sous PV, une logique de décision structurée est préférable aux suppositions.
Les toits plats, en particulier ceux équipés de panneaux solaires, sont confrontés à des risques d'incendie croissants. Même les meilleures membranes ignifuges offrent une protection limitée contre les braises volantes ou l'allumage thermique sous les panneaux photovoltaïques. C'est pourquoi AllShield a développé deux systèmes de protection contre le feu incombustibles, chacun adapté à un usage spécifique.